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Le Télégramme

Tréanton antiquités : un nom à valeur d’estampille

Tréanton, une référence dans le monde des antiquaires. Un nom à valeur d’estampille ! Au 40, rue de Paris, Donatienne Tréanton a pris la relève de deux générations. Tout en conservant l’esprit de la maison, sa sensibilité marque les lieux. Une marchandise nouvelle, prisée des Américains, prend place dans cette « caverne d’Ali Baba ».

Donatienne Tréanton affectionne tout particulièrement cette pietà réalisée dans un vieux bois à l’intention de sa mère.

Donatienne Tréanton affectionne tout particulièrement cette pietà réalisée dans un vieux bois à l’intention de sa mère.

Les portes de caractère entreposées sous la pluie ou sous le porche donne d’emblée sa patine a la maison Tréanton. Franchi le seuil et gravi trois marches en bois travaillées par les ans. D’emblée, la multitude d’objets hétéroclites frappe le regard. Donatienne Tréanton accueille ses clients d’un bonjour distingué, incitant à entamer la conversation. Mais notre regard ne se noie pas dans ses yeux bleus océan. Il se pose, tel l’oiseau qui voltige, sur ce trophée de chasse à la poussière d’époque. Ou sur ces éléments architecturaux ayant appartenu au jubé d’une église ou à un cloître. Cette enfilade dont on ne voit pas le bout donne envie de partir à la découverte...

Gardienne de la mémoire du lieu
« Pour satisfaire sa passion, papa, Lucien Tréanton, avait acheté cet ancien entrepôt frigorifique du XIX e siècle, Kerebel, qui conservait œufs et beurre. Papa, aimait trouver les objets et les acheter ! Il avait pris le relais de son père, Jean, premier à pratiquer le métier d’antiquaire », lance la dernière gardienne de la mémoire du lieu. Sa maman, passionnée une vie entière par les antiquités, s’est éteinte le 7 janvier dernier.

La sculpture, aussi
Les antiquités ne sont pas le seul virus de la dynastie Tréanton. Jean Tréanton connut une belle production, en tant que sculpteur. Donatienne, elle aussi, affectionne et maîtrise le bois. En experte. Elle nous ouvre son antre secrète : la petite pièce de travail de son père. L’esprit de Jean Tréanton rôde. Sculptures de saints bien sagement alignées. Outils, sciure de bois, papiers épars. Un cocon intime et chaleureux. Là, partagée entre la vie des saints telle que la décrivent les livres et son imaginaire créatif, Donatienne laisse libre cours à sa sensibilité d’artiste. La gouge suit et maîtrise l’idée. « Je vois l’image et je lutte, je dompte le chêne rugueux, pour qu’il soit doux. Jamais je ne laisse la matière prendre le dessus », confie-t-elle. Un prénom lancé, l’artiste potasse l’histoire dans le livre jauni par le temps des saints de son père.

Pour les Américains
Et l’on repart dans ce labyrinthe d’antiquités, où les meubles les moins poussiéreux, et les plus surprenants, témoignent des choix de Donatienne Tréanton, antiquaire en 2001. Cette chambre à coucher fastueuse, d’époque Empire est digne de Santa Barbara ! « Un beau travail signé Charles Henri Janselme, ébéniste qui travailla pour Napoléon I e r . La clientèle américaine, à la recherche d’un passé, affectionne ce style de meuble ». Alors si Donatienne se refuse de satisfaire les désirs d’objets kitsh d’une certaine clientèle, elle accepte de rechercher et de vendre aux Américains le beau travail représentatif d’une époque.

Anne Fourmy

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27/01/2001
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